Nous connaissons tous la blague Sri Lankaise à propos d’un gangster (Chandiya) qui a voulu assaillir un adversaire, tout en s’assurant de la protection de ses amis en cas de victoire de l’opposant.
Aujourd’hui, il semble que nous ayons le même scenario avec le régime de Rajapaksa qui essaye de se dissimuler derrière ses fidèles lèches bottes toujours prêts à défendre la stupidité du régime corrompu. Ils sont même allés jusqu’à blâmer les journalistes pour avoir poser des questions difficiles et tout en ne condamnent pas les propos déshonorants du secrétaire de défense au cours de sa récente interview avec le « BBC Hard Talk »
Le régime de Rajapakse est contestataire et fait abstraction des lois constitutionnelles du pays, des lois internationales ou tout argument logique faisant état de corruption, d’abus de pouvoir ou les crimes de guerre. Lors des dernières élections présidentielles et des élections générales récentes nous avions vu comment ils ont rejeté les plaintes concernant la corruption des frères de Rajapakse en demandant à des personnes d’exprimer leur grief devant le pays tout entier. Il semblerait que, Le régime de Rajapakse n’accorde aucune protection de témoins aux personnes qui s’exposerait en dénonçant la corruption devant la justice. Il n’est pas déraisonnable de dire que la commission « Lessons Learned and Reconsciliation » mise en place par le Président est un artifice pour tromper la communauté publique et internationale.
Récemment, lors d’une interview dans un journal quotidien Singhalaise Lankadeepa, le secrétaire de défense du Sri Lanka, Gotabhaya Rajapaksa,, a également mis au défi les groupes de droits de l’homme internationaux de présenter toute preuve de crime de guerre avéré qui aurait été commis au cours de la dernière phase de guerre civile.
Il semble que le secrétaire de défense Gotabhaya Rajapakse est soit naïf ou interprète t-il le rôle d’une personne contestant avec des mots vides de sens tout en sachant pertinemment que lui-même s’oppose énergiquement à n’importe quelle enquête sur les crimes de guerre.
Rappelons ce concept de base juridique, au Secrétaire de la défense, qui stipule que tout crime rapporté doit d’abord être examiné avant d’accuser les coupables. Des crimes de guerre allégués doivent être étudiés pour trouver les preuves permettant d’appuyer les charges. Les preuves seront présentées seulement après. Les groupes de droits de l’homme internationaux ou les commissions internationales doivent être libres d’investiguer, afin d’enquêter objectivement sur les crimes de guerre allégués.
Il est tout à fait évident que lorsque l’on questionne notre Secrétaire de la défense sur les crimes de guerre, il entre à un état second montrant crainte psychotique. Il est préférable pour lui de se terrer plutôt que d’ouvrir sa bouche qui apporte le déshonneur aux valeurs bouddhistes de ce pays indépendamment des principes Démocratique de la constitution.
En tant qu’expatriés du Sri Lanka, nous aimerions poser quelques questions simples au Secrétaire de la Défense :
1) Le Secrétaire de la Défense Gotabhaya Rajapakse est-il un citoyen respectueux des lois de notre pays ?
2) S’il est un citoyen respectueux des lois de notre pays, va-t-il enquêter sur l’action criminelle du ministre Karuna qui aurait établi un passeport diplomatique D1944260 au nom de « Kokila Dushmantha Gunawardena » en qualité de « Directeur Général de conservation de la faune sauvage » lui permettant ainsi de voyager vers le RU en violant ainsi les lois de l’immigration de notre pays ?
3) Le Secrétaire de la Défense lavera t-il son nom de ce scandale alors que le Ministre Karuna a admis, devant une cour britannique, avoir obtenu ce passeport diplomatique avec l’aide du Secrétaire de la défense ?
4) Le Secrétaire de la Défense respecte-t-il la convention de Genève et les lois humanitaires internationales dont le Sri Lanka est signataire ?
5) Le Secrétaire de la Défense est-il informé que le Sri Lanka, tant que pays signataire, a l’obligation de respecter la convention de Genève et les lois humanitaires internationales ?
6) Si tel est le cas, est-ce que le Secrétaire de la Défense expliquera au monde comment il pourrait pendre pour la trahison, une personne qui témoignerait contre des crimes de guerre ?
7) En se comportant comme tel, est-ce qu’il défit la convention de Genève et les lois humanitaires internationales ?
Comment réagiraient le Secrétaire de la Défense et son frère, le Président, si la Cour Suprême demande de recompter les votes de la dernière élection présidentielle sous la supervision de médiateurs internationaux.
9) Le Secrétaire de la Défense expliquera-t-il au public sous quel chef d’accusation militaire l’ancien commandant de l’armée Général Sarath Fonseka a été arrêté ?
10) Va-t-il y avoir une commission pour découvrir comment 600 policiers qui se sont rendus en 1990 ont été tués sous les ordres du Chef LTTE de l’est, le Col Karuna?
11) Le Secrétaire de la Défense permettra-t-il à une commission internationale de trouver la fosse commune de ces policiers ?
12) Puisque le Secrétaire de défense se targue de montrer l’évidence, permettra-t-il à une commission internationale de rechercher l’évidence dans la zone de bataille finale où plus de 300.000 mille civils Tamouls ont été emprisonnés ?
13) S’il n’y a eu aucun crime de guerre, alors qui y a-t-il à cacher M. le secrétaire, Ministère de la Défense ?
14) Le secrétaire de défense prendra-t-il l’action judiciaire contre le chef terroriste de LTTE, le marchand d’armes international Kumaran Pathmanathan (KP) en dépit d’elle étant presque une année depuis son arrestation ?
Nous sommes d’accord avec le secrétaire de défense que combattre le terrorisme du LTTE n’est pas un crime de guerre, mais intimider ceux qui veulent témoigner par des menaces de mort est un crime démontrant la couardise.
